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Vous cherchez à faire un trou dans un mur en béton… mais pas un “petit trou” pour une cheville, un gros diamètre pour une VMC, une hotte, une clim monobloc, une évacuation, un passage de gaine ou de réseaux.
Et là, beaucoup de gens découvrent une réalité simple : percer un mur en gros diamètre, ce n’est pas juste “prendre une grosse mèche”. C’est un sujet technique (matériau, épaisseur, structure, réseaux), et c’est souvent là que naissent les galères : éclats, fissures, trou pas rond, mauvais axe, infiltrations, ou pire… réseau touché.
Dans cet article, je vous explique quand percer et quand carotter, comment choisir le bon diamètre, comment se passe un carottage diamant, et comment éviter les erreurs coûteuses.
Pour aller plus loin (guides pratiques) :
En pratique, on commence à parler de gros diamètre dès qu’on dépasse les usages “perceuse/perforateur” confortables.
En dessous d'un diamètre Ø40 mm, on peut encore “percer” dans certains cas et selon le matériaux.
Entre les diamètres Ø50 et Ø130 mm, on passe forcement en carottage, on est dans les diamètres très fréquents en rénovation pour la ventilation, la clim, les réseaux.
Au-delà d'un diamètre Ø150 mm (Ø160 mm, Ø200 mm, Ø250 mm, Ø300 mm, Ø400 mm…), on est clairement sur du carottage avec une approche chantier (fixation, stabilité, gestion de l’eau/poussières, sécurité).
Et surtout, un gros trou ce n’est pas seulement un diamètre, c’est aussi :
une épaisseur (mur de 20 cm ≠ mur de 60 cm),
un matériau (béton armé ≠ pierre ≠ mâchefer),
un axe (horizontal, vertical, léger angle, pente),
une sortie (façade à préserver, finition propre),
et des contraintes (site habité, copropriété, accès, hauteur).
Le perçage “classique” en gros diamètre, c’est souvent :
plus de vibrations,
plus de risque d’éclats (notamment en sortie),
un trou rarement parfaitement rond,
beaucoup de poussière,
et une précision moyenne sur l’axe.
Ça peut fonctionner sur certains supports tendres et petits diamètres, mais dès que vous voulez un trou net, calibré, propre, ça montre vite ses limites.
Le carottage diamant, c’est une découpe circulaire réalisée avec une couronne diamantée : on découpe la matière au lieu de l’arracher.
Résultat : un trou rond, propre, précis, avec beaucoup moins de vibrations. C’est aussi ce qui permet de travailler proprement en logement occupé (protection, aspiration, gestion des boues) et de traverser des supports difficiles comme le béton armé ou la pierre.
Pour comprendre les bases et le vocabulaire : Le guide “Comment carotter ?”
Voici des ordres de grandeur très utiles (à valider selon vos appareils, gaines, manchons, grilles, etc.).
Diamètres de carottage fréquents
VMC / ventilation : Ø80 mm, Ø100 mm, Ø125 mm, parfois Ø160 mm,
Ventilation professionnelle / CVC : Ø250 mm, Ø300 mm, Ø350 mm, parfois Ø450 mm,
Hotte de cuisine : Ø125 mm, Ø150 mm, Ø160 mm, Ø220 mm pour les pros,
Climatisation monobloc (2 trous façade) souvent : Ø160 mm à Ø200 mm,
Évacuation des eaux usées (selon configuration) : Ø50 mm à Ø125 mm,
Passage technique (fourreau, réseaux) variable Ø50 mm à Ø600 mm.
Ces fourchettes correspondent aux diamètres courants rencontrés en rénovation (ventilation/hotte/clim, évacuations, passages techniques).
Guides utiles (liens internes) :
Avant de sortir l’outil, retenez ceci : les problèmes viennent rarement “pendant”, mais avant.
Toucher un réseau (élec, eau, gaz, ventilation existante…)
Le repérage est non négociable. Un gros trou au mauvais endroit = réparation lourde.
Percer une zone structurelle sensible
Un mur porteur, une zone proche d’un linteau, d’un chaînage, d’un appui, ou une dalle particulière peuvent exiger prudence (voire validation technique). Sur gros diamètre, on ne “tente pas”.
Éclats en façade et fissures
Le classique : le trou est “ok” côté intérieur… mais la sortie explose la façade. Le carottage sur bâti et la bonne méthode limite fortement ce risque.
Poussière et saleté (site habité)
Percer au mauvais procédé, sans aspiration et gestion de l'eau, c'est un risque de poussière ou de boue partout. En intérieur, c’est souvent le point qui fait basculer le chantier en cauchemar.
Infiltrations et ponts thermiques (traversée de façade)
Un trou de clim ou de ventilation, c’est aussi un sujet d’étanchéité (air + eau). La finition compte autant que le trou.
Un carottage bien fait, c’est un process. Voici le déroulé standard :
Étape 1 : Clarifier le besoin
Qu’est-ce qui doit passer ? (gaine, grille, tuyau, manchon, isolant, etc.)
Où doit sortir le trou (façade, gaine technique, faux plafond) ?
Faut-il une pente (ex : certains passages en façade) ?
Étape 2 : Choisir le diamètre (pas “au pif”)
Le point clé : on dimensionne sur le système complet, pas sur le “tube nu”. (On y revient plus bas.)
Étape 3 — Repérer et implanter Repérage réseaux
Marquage intérieur/extérieur (si nécessaire)
Validation de l’axe (et de la sortie)
Étape 4 — Fixer la machine (le vrai secret des gros diamètres)
En gros diamètre, on travaille généralement sur bâti : stabilité = précision + sécurité + trou propre.
Étape 5 — Carotter (à l’eau ou à sec selon contexte)
À l’eau : meilleure coupe, refroidissement, moins de poussière (mais gestion des boues).
À sec : possible dans certains cas, mais exige une aspiration sérieuse.
Étape 6 — Sortie maîtrisée, carotte extraite, finitions
Retrait de la “carotte” (le cylindre découpé)
Nettoyage
Contrôle du passage
Préparation pour étanchéité / grille / manchon
Pour une vision “terrain” du carottage et du matériel voici le lien vers : Comment carotter ?
Chaque mur est différent et le matériau change tout.
Béton armé
Support dur et possible armature acier.
Méthode souvent recommandée : carottage diamant avec de l'eau (stabilité, coupe, maîtrise des dégâts). Voici le lien de notre article : Carottage béton : guide technique
Pierre
Hétérogène, parfois fragile en sortie, joints variables.
Le carottage est solution fiable pour éviter d’éclater et “casser large”. Voici le lien qui explique comment carotter un grand diamètre : Carottage pierre : méthodes & précautions
Mâchefer / pisé
Matériaux anciens : ils demandent une vraie prudence (cohésion, éclatement, tenue des bords).
Le bon geste et la bonne fixation (si possible) font la différence, surtout en gros diamètre (Et si c’est en façade ou logement occupé : propreté + précision deviennent essentielles.)
Prévoir une gaine rigide pour éviter un effondrement.
Pour voir les supports que Carotteur de France traite régulièrement (béton armé, pierre, mâchefer, pisé, etc.) : Accueil Carotteur de France.
L’erreur la plus fréquente : faire un trou trop juste.
Ça passe “à blanc”… puis on se rend compte que le manchon, l’isolant, la grille ou l’étanchéité ne passent pas.
Une règle pragmatique utilisée sur chantier : diamètre de carottage = diamètre extérieur du passage + 10 mm à 40 mm, à adapter selon contraintes (feu, acoustique, étanchéité, finition).
Exemples concrets : Une gaine annoncée en diamètre Ø125 mm peut nécessiter plus (isolant, jeu, manchon). On carotte en diamètre Ø132mm minimum.
Une clim monobloc : on suit la notice car les fabricants anticipent.
Pour des ordres de grandeur et cas typiques (cuisine/SDB/WC/ventilation/clim) : Carotter pour déplacer des réseaux et repenser l’agencement.
Donner un prix “au téléphone” sans infos, c’est souvent au hasard.
Un carottage gros diamètre dépend surtout de :
diamètre (usure couronne, effort, temps),
épaisseur (traversée de 20 cm vs 60 cm),
matériau (béton armé, pierre, ancien…),
accès (hauteur, exigu, extérieur/intérieur),
propreté (site habité, protection, aspiration, gestion eau/boues),
repérage (si contexte sensible),
finitions (sortie façade, étanchéité, alignements).
Si vous voulez un chiffrage rapide et fiable : préparez diamètre + matériau + épaisseur + photo + ville. Demande simple : Contact Carotteur de France
Le carottage génère beaucoup moins de vibrations que la percussion. Le risque dépend surtout du support, de l’implantation et de la méthode.
Techniquement oui dans certains cas simples, mais le résultat (rond, propre, axe, sortie façade) et les risques (réseaux, éclats, poussière) font que, dès qu’on est sur façade, béton armé, mur porteur ou gros diamètre, c’est rarement une bonne idée.
Les textes imposent des débits, pas un “diamètre unique”. Le diamètre dépend du dimensionnement et du réseau (longueur, coudes, pertes de charge, bruit).